Propositions

Propositions

Comment faire pour que la France continue de rester l’une des grandes nations du numérique ?

Au-delà de mes activités d’entrepreneur, je me suis toujours intéressé aux questions de politique numérique, de souveraineté et de transformation éthique de l’État. Depuis 2007 je suis régulièrement consulté de manière informelle par l’entourage de plusieurs candidats (des deux côtés de l'échiquier politique).

Mes propositions se sont toujours articulées autour des mêmes socles :

  • La création d’un poste de CTO de la France capable de mettre en œuvre une feuille de route numérique pour l’État autour d’un socle technologique clair, durable et souverain.
  • Accroître l’autonomie logicielle et privilégier le savoir-faire et le talent local en l’associant le plus possible à la construction de l’État numérique. Autrement dit, faire monter dans les organisations les développeurs à des postes de décision, attirer des talents étrangers grâce à un système de visa dédié, soutenir les entreprises avec un Small Business Act dédié au numérique.
  • S’assurer que notre vision du numérique ne soit pas un copier-coller de la vision libertarienne de la Silicon Valley (l'État Plateforme) mais une vision éthique qui soit conforme à nos valeurs (égalité de traitement des citoyens sans algorithmes discriminants, sanctuarisation de la vie privée, remettre l'humain au centre de la décision).
  • Investir dans la prochaine génération en renforçant l’apprentissage de l’informatique et du code (le Latin du XXIe siècle) à l’école.

Du eG8 à code for France

C’est un de mes billets de blog publié en 2011
“France needs a CTO now !” qui convainc le Président de l’époque Nicolas Sarkozy, de lancer une version numérique du G8, le eG8.
Si je réussis in extremis à imposer le fondateur de Skype Niklas Zennström à être présent dans des panels quasi exclusivement américains, je n’ai hélas pas beaucoup d’influence sur le programme qui met en scène une Silicon Valley flamboyante venue pour apprendre l’Internet “aux Français”.

Conseil national du numérique et Mission développeurs

En 2012, a peine nommé Vice Président du Conseil national du numérique, je me vois confier par le Premier ministre et la secrétaire d'État au numérique de l'époque Fleur Pellerin, une mission pour « cartographier les talents du numérique ». Je réitère ma tentative d’intéresser le gouvernement aux développeurs français et faire des propositions sur la manière de valoriser notre patrimoine et savoir-faire numérique. Mais alors que le Gouvernement prépare le financement du “cloud souverain” en donnant 150 millions aux deux opérateurs Orange (cloud watt) et SFR (Numergy), je découvre que de nombreux conseillers et Ministres ne connaissent pas du tout l'écosystème local du Cloud.

J'en profite alors pour inclure une liste de 100 développeurs marquants du numérique français tout en suggérant que l'État devrait les rencontrer et mettre à profit leurs talents. Demande restée lettre morte.

Dans L’ombre de la French Tech

Le rapport ne va pas forcément dans le sens du Gouvernement, mais contre toute attente certaines de mes propositions seront retenues et mises en œuvre par Axelle Lemaire.

  • L'idée de créer un poste de CTO pour la France ne se fait pas mais les services numériques de l'État se réorganisent autour d'un nouveau service qui souhaite jouer le rôle de DSI de l'État : la DINUM (même si elle ne joue qu’un rôle de DSI et non de CTO)

  • L’idée de la Création d’un Visa développeurs verra le jour avec la création du Pass French Tech.

  • Enfin la question de la formation au Code (le Latin du XXIe siècle) dès le primaire est à nouveau d'actualité. Un accord avec l’école 42 avec l’école primaire vient d’ailleurs d’être entériné.

Une vision éthique du numérique d’État pour 2022

La crise sanitaire aura permis de mettre en avant le besoin d’avoir accès à un numérique de qualité.

L’épisode du Health Data Hub hébergé chez Microsoft a remis la question de la souveraineté numérique sur la table.
La nouvelle doctrine Cloud qui fait entrer les grandes plateformes américaines via des accords de licences nous oblige à repenser entièrement la stratégie numérique pour 2022.

Je vais publier sur ce site prochainement un nouveau livre blanc de propositions pour remettre plus de souveraineté et plus d’éthique dans l’État à la fois dans la relation au citoyen mais également vis-à-vis de l’Europe (qui travaille sur des sujets similaires au niveau communautaire) et du reste du monde.